Des sillons de lumière quadrillent son vaste empire
Chevelures folles éparses, satin rouge et bohème
Déployées sur la grève, les étoiles qui frétillent
Le vent d’un rire festif réenchante les arbres
Pendues aux feus désirs, les amours étincellent
Au loin s’allongent lascives les silhouettes boréales
Au sommet des montagnes, les chemins de tonnerre
Et déjà sous les veines cœur qui bat l’aube se terre
Dans l’éclair qui s’annonce les instants brûlent encore
Les nuages se ramassent en regards silencieux
Quand se tourne le vent l’ombre explose à rebours
Une coulée régulière où se fondent les sourires
Des visages androïdes lancent des chants au hasard
Rugissant en couleur un volcan s’éparpille
Sous l’immense croûte de sang bout l’ivresse, un soupir
Il observe le vent, les nuages, la lumière
Il regarde l’aurore en appelant sa mère
Il lui murmure « maman », plus bas vers la rivière
Et l’écho rassurant touché par cette caresse
D’une douceur infinie répond à sa prière