Lorsque la nuit craque ses allumettes sur le torse bombé de la Terre
Que les brumes en vadrouille lèchent les fleuves de leur langue cotonneuse
Qu’à travers un rideau de neige percent des étoiles sans berger
Que le vent magicien souffle ses danses aux arbres millénaires
Alors je m’endors apaisé, trop heureux de revivre ces instants ordinaires