Son corps est son refuge
Lorsqu’il se déplace, c’est son drôle d’univers qu’il emporte avec lui
Les ronces qui blessent, le soleil qui brûle
L’eau qui détrempe, les larmes qui piquent
La poussière qui irrite, le froid qui glace
Les bruits qui agacent, les odeurs dégoûtantes
Rien de tout cela ne passe
Rien ne pénètre son royaume
Ce royaume est si petit, mais si paisible
Il s’y promène à l’abri des périls
Aucune ronce, ni soleil
Aucune poussière, ni froid
Pas de bruit, non plus d’odeurs
Rien qui blesse, brûle
Détrempe, pique
Irrite, glace
Agace ou dégoûte
Son royaume est si tranquille...
— Il s’ennuie