Ce soir, tu souffleras tes bougies
À toi l’honneur, à toi les flammes
L’étreinte des larmes et les oublis
Très vite, tu parleras pour plaire
Des mots sans voix, à peine portés
Des mots légers aux contours clairs
Alors, tu lèveras ton verre
À nos amours, à nos amis
Aux illusions vierges qui se perdent
Puis te coucheras dans ce lit
Près d’un buisson que l’aube éclaire
Tôt ou très tard pris d’insomnie
S’y croiseront d’anciens regards
Où les sourires, où les années
Où les silences s’en vont passer
Ce soir, nos souvenirs en guerre
D’un air hagard iront voilés
Ce soir, nos souvenirs en terre
Ne pourront que te regretter