Par une nuit métallique, un festin bleu
Tout à l’étale le ciel attend
Gorgé d’étoiles — à vif
Un vent puissant prend sous la gorge
Retours vibrants, incompressibles
D’un bond, d’un seul
L’anche du temps s’en revient, verte
Enluminures de sons
Babel ivre et fruit mûr
Cette odeur rare
Glisse sur l’astre qu’une aube attend
Le sourire étincelant du monde
Aux détours inconvenants
Prévient le ciel d’un coup amer
S’en iront amoureuses les pitreries défaites
Par cette nuit métallique et clinquante
À la lisière du bois qui grince
Sont les yeux fous
Rien qu’un sourire
Une langue juteuse sous l’herbe folle
L’odeur riante de la terre
Aux jeux vivants
Souples comme le cuir
Tonne l’immense voûte végétale